L’organisation de l’écluse

Installée sur le domaine public maritime, l’écluse n’est pas une propriété, mais une concession accordée  historiquement par le propriétaire où le responsable du lieu de son implantation. Aujourd’hui, c’est l’état le propriétaire, et le responsable est l’administration des affaires maritimes. Les droits étaient  accordés pour 5 ans renouvelables. Après avoir obtenu l’accord du propriétaire,  le requérant prenait le titre de « chef d’écluse »

Photos de la reconstruction de "Moufette"  après la guerre, après la demande de Bernard André, désigné "chef d'écluse".

C’est un simple responsable qui doit organiser les pêches,  garantir la sauvegarde et l’entretien de l’écluse. Une personne ne peut entretenir une telle construction continuellement soumise aux agressions de la mer. Des codétenteurs sont donc indispensables, ils se répartissent le produit de la pêche mais aussi les charges. Lors de sa création, chaque marayant avait le même droit de pêche tous les 6, 8, 10 ou 12 jours, marée de jour et marée de nuit. La répartition des dates était établie équitablement afin qu’un marayant n’est pas toujours le même coefficient de marée, pas de sous multiple de 28 (7 et 14). Autrefois, cette participation se transmettait par héritage, entraînant des complications dans le calcul des droits, aujourd’hui les membres sont cooptés discrètement.

La "bouvette"

La construction s'arrête à l'heure du repas: " la bouvette".

"Photo souvenir"

A la fin de la construction, photo de tous les participants devant la perche.

Les codétenteurs sont les seuls autorisés à exploiter la concession de pêche. Ce droit exclusif s'accompagne d'un devoir d'entretien et de restauration de l’écluse. Aux jours de pêche, il faut donc y ajouter « les tours d’entretien », établi par le chef d’écluse, où tous les codétenteurs ont l’obligation d’intervenir ensemble. La puissance de la mer est telle que dès l’apparition de la moindre brèche, il faut très rapidement la combler pour limiter l’extension des dégâts qui peut du jour au lendemain devenir une large ouverture demandant plusieurs jours pour être réparée. Les années 2014 et 2015 en sont le triste exemple pour « moufette », la « défaite ». Les anciens s’y prêtaient volontiers, les motivations n’étaient pas les mêmes.

Brèche importante à l'écluse "moufette"

 

 

 

Résultats d'une mer agressive, mais les importants dégats sont réparés immédiatement par des codétenteurs dévoués et connaisseurs, sinon ...

 

 

Titre

Un texte ! Vous pouvez le remplir avec du contenu, le déplacer, le copier ou le supprimer.

 

 

Titre

Un texte ! Vous pouvez le remplir avec du contenu, le déplacer, le copier ou le supprimer.

 

 

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© Michel Vimont

Site créé avec 1&1 IONOS MyWebsite.