L’attirail du pêcheur

L’éclusier du Gillieux part pour la pêche, c’est l’un des ayants droits ou codétenteur du jour qui aura le droit de ramener sa part des poissons pris au piège. Il est équipé comme l’était les premiers marayants,  si l’on excepte les cuissardes en néoprène et la lampe frontale pour les pêches de nuit.

Il ne faut rien oublier, la marée n’attend pas et marcher sur le gabut n’est pas chose aisée. Le marayant doit avoir tout ses outils de pêche. Tenue par une sangle, la corbeille, ou plutôt la go(u)rbeille, dans ses mains, le treilla ou la trioule ou l’haveneau ou cisaille, le filet, l’espiote ou le fonceuille, une sorte de sabre et la fougne, une sorte de harpon.

La gourbeille: déformation du mot corbeille, elle est entièrement réalisée en osier tressé, avec toujours la même forme qui ressemble à un coquillage, un côté plat qui repose contre le dos du pêcheur et qui lui assure une certaine stabilité, une pièce de bois sur laquelle vient se fixer la sangle en bandoulière.

Monter une gourbeille est un travail précis qui était réservé à des vanniers spécialistes des villages. L’un des derniers au Gillieux se prénommait « Charles », isolé au milieu de ses champs, il préservait les pieds d’osier isolés au milieu de ses champs et de ses vignes qu’il faisait  tremper plusieurs jours avant de pouvoir être arrangés suivant sa volonté. Il  mettait plus de 2 jours pour en réaliser une.

 

 

Le treilla : c’est un filet à deux manches en bois d’environ un mètre que le pêcheur pousse devant soi. Ouvert, il mesure au maximum un mètre.

La corde lestée et les deux manches libres permettent au treilla de glisser sur le fond et de s’adapter aux endroits plus étroits,  ainsi, le pêcheur peut « fouiller » dans les varechs, entre les pierres branlantes et dans les crevasses, en passant le filet dessous.

 

L’espiote :

 

 

le foussion, le fonceuille sont les autres noms qui désignent ce « sabre de pêche », une lame de fer forgé dont l’extrémité est recourbée. Deux fonctions, le pêcheur l’utilise pour fouiller les recoins de l’écluse, sous le varech, sous les pierres pour débusquer le poisson. Bien manipulé, il sert à  assommer le poisson sans l’abimer, les pêcheurs les plus habiles frappaient avec le plat de la lame sur la tête.

                                                                                 

La fougne :

La fougne, foune ou fouène et même fouine est un harpon à deux branches pointues, parfois 3 qui sert à « piquer » le poisson, (terme moins barbare qu’empaler. Les pointes acérées comportent des barbets pour éviter que le poisson ne se décroche. Le manche était généralement en noisetier

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